Yoga Méditation en Velay

01 mars 2017

Survol du parcours des pranayamas


 

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 Inspiré de "Path of fire and light" de Swami Rama et avec mes ajouts personnels.

Sur le plan physique, les rétentions du souffle (kumbhaka) tonifient le coeur, permettent un meilleur (plus long, plus proche) contact de l'air inspiré avec le sang veineux circulant dans les capillaires des alvéoles pulmonaires. Par conséquent, elles permettent un meilleur échange des gaz (notamment oxygène, gaz carbonique) dans les alvéoles et créent une pression bénéfique dans toutes les parties inutilisées des poumons.

Je souligne l'importance de la mise en contact air-sang dans les capillaires. Elle est absente dans une respiration trop rapide et superficielle. La mise en contact doit durer, ce qui a lieu au cours de respirations ralenties ou de rétentions et doit exercer une pression supérieure à la normale, quoique restant confortable. Pour les débutants je préconise les respirations ralenties au lieu des rétentions.

Patanjali (yoga traditionnel) décrit 4 types de rétentions. Dans la première, l'air est retenu à l'extérieur des poumons. C'est la rétention à vide. Dans la deuxième, l'air est retenu à l'intérieur des poumons. C'est la rétention à plein. Ces deux sortes de rétentions sont voulues et nécessitent un effort. Les troisième et quatrième types de rétentions ne sont pas à la portée des débutants et découlent d'un entraînement sérieux. Elles sont appelées kevala kumbhaka, suspension des souffles. La troisième forme de rétention se produit lorsque le pratiquant en a l'intention (c'est la seule forme d'effort). Le souffle s'arrête de lui-même sans aucun effort physique. La durée de la suspension des souffles est déterminée par le niveau d'entraînement. Plus on est avancé, plus ça dure longtemps. Vous pouvez expérimenter cette troisième forme en fin de cours de yoga après la demi-heure de respirations. Au lieu de tout de suite bouger et s'agiter mentalement, soyez attentif à la respiration naturelle. Il se peut qu'elle soit suspendue. Restez ainsi attentif et sans pensée pour le temps que cela dure sans effort de votre part. La quatrième forme est l'arrêt respiratoire après quelques respirations, sans aucune intention, ni aucun effort.

Au début, le pratiquant débutant voit d'abord naître et augmenter la chaleur interne. Celle-ci provoque une perspiration, voire une transpiration profuse. Il y a deux façons de traiter la transpiration. Si l'on est un débutant (la plupart d'entre nous) dont le corps physique et les nadis (canaux subtils) ne sont pas purifiés, il faut essuyer la sueur avec une serviette. Il ne faut pas prendre de bain juste après une séance car cela annihile les effets bienfaisants qui perdurent encore une heure après. Une sueur impure comporte des déchets, des toxines, c'est pourquoi on évacue ces impuretés en s'essuyant. Si notre corps physique et nos nadis sont purifiés, on se masse afin de faire rentrer la sueur dans le corps. Une sueur pure comporte des sels minéraux, des oligo-éléments que l'on essaie de faire retourner à l'intérieur du corps. Cela le renforce. 

Les personnes qui ont habituellement les pieds et les mains moites doivent encore se purifier, à la fois physiquement et émotionnellement. Le précédent Kalou Rimpotché disait que le système des nadis doit devenir sec comme de la paille sèche de manière à pouvoir facilement y mettre le feu. La chaleur interne qui se déploie par la pratique correspond à ce feu. Chaleur et transpiration sont les deux étapes incontournables qui nous concernent directement.

La suite s'adresse à des pratiquant plus avancés. Durant la troisième forme de rétention, les respirations sont suspendues et parfaitement maîtrisées. Cependant le corps peut frémir, trembler, avoir des sursauts nerveux..., autant de signes que la purification des nadis n'est pas terminée. Il reste à stabiliser les souffles à l'intérieur des nadis. Lorsque les nadis sont purifiés, ces effets nerveux cessent. Durant cette période, des hallucinations, visions et expériences diverses peuvent aussi survenir. Elles résultent d'une excitation du système nerveux. Lorsque le système nerveux est purifié et fonctionne correctement, ces visions cessent et le mental peut enfin se stabiliser. Bien que ces visions soient une indication de notre persévérance passée, elles n'ont aucune valeur intrinsèque et l'on ne devrait pas s'y attacher. Un pratiquant sérieux se garde bien d'appeler et de poursuivre ces expériences aléatoires et illusoires, mais reste centré sur la recherche de la vérité fondamentale.

Des sons entendus dans la tête et induits par la pratique des pranayamas sont causés par l'afflux de sang dans les veines, artères et capillaires. Ils signalent une légère congestion. Quand cela se produit, il est conseillé de ralentir et adoucir la pratique. Il est alors préférable de pratiquer par séances plus courtes et plus nombreuses. Ce défaut n'est pas définitif mais doit être raisonnablement pris en compte. Ces bruits disparaîtront lorsque les nadis sont purifiés.

Pour résumer l'apparition progressive des bienfaits des pranayamas :

- augmentation de l'oxygénation du sang et regain de vitalité

- détoxification et purification du corps et des nadis

- augmentation de la pression énergétique dans le système des nadis ayant des effets énergisant, euphorisant et tonifiant

- à l'étape finale, les souffles et l'esprit sont fin prêts pour se stabiliser à l'intérieur du canal central, début de la progression spirituelle.


 

 

Posté par Seunam à 15:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


22 février 2017

Pression pranique


 

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Quand on pratique le pranayama(1), il faut observer soigneusement l'expérience qui se met en place (2). Par notre pratique on doit arriver à créer une certaine somme de pression(3) pranique dans le système des nadis. Cette pression devrait être un peu plus forte que celle d'une respiration normale. Ceci est accomplit en inhalant (et exhalant) un plus grand volume d'air qu'habituellement, cela durant un certain temps (le temps de la séance de pranayama). Cela produit un effet qui va durer après la séance sur une période de temps plus longue que la séance elle-même. Par exemple une personne qui ferait des respirations longues et profondes pendant une minute créerait une pression qui perdurerait une heure. Le ratio est de 1/60, une minute d'exercice et soixante minutes d'effets. Cela signifie que la valeur d'un tel exercice ne sera pas épuisé avant une heure. Donc en règle générale, il faudrait pratiquer 24 minutes par 24 heures pour conserver une pression continue d'un jour sur l'autre. Certains préfèrent couper la séance en deux et pratiquer 15 mn deux fois par jour, matin et soir.

Extrait de "Path of fire and light" de Swami Rama

1- Le pranayama n'est pas uniquement un exercice de respiration. Une respiration devient pranayama lorsqu'elle est accomplie en pleine conscience, de façon concentrée.

2- Les débutants devront s'entraîner avec régularité afin de développer cette sensibilité, telle que ressentir la pression dans les nadis ou encore bénéficier de l'effet dynamisant des respirations. Plus on avance et plus tout devient évident et aisé.

3- La pression est un facteur de purification des nadis. Elle a un effet tonique.

4- Post-séance, période durant laquelle les bienfaits des exercices perdurent. Pour faciliter une progression rapide, on fait en sorte de ne pas se "dégonfler" entre les séances, d'où la nécessité d'une régularité soutenue.


 


 

Posté par Seunam à 15:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le pranayama ; se convaincre et s'équilibrer, d'autres bienfaits


 

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Les techniques de pranayama sont uniques et peuvent être d'un grand bienfait pour les pratiquants engagés sur le chemin de la lumière. Ces méthodes hautement efficaces sont pleinement appréciées par les adeptes avancés. La plupart des débutants mettent l'emphase soit sur les yogas physiques soit sur la méditation, sans voir l'importance des exercices de pranayama qui affectent l'être tout entier. Si on pratique les exercices respiratoires de base pendant un certain temps, on prend conscience que le pranayama est aussi important que la concentration et la méditation. On commence alors à le pratiquer avec sérieux et conviction. Les exercices respiratoires influencent et transforment les fonctions physiques les plus profondes et les plus subtiles. Ils équilibrent les principes vitaux, permettent contrôler le mental et de diriger la force vitale au travers des différents canaux subtils. Le pratiquant qui souhaite s'exercer aux pranayamas avancés doit d'abord rechercher l'équilibre.

Avec la régulation du souffle, les karmas de cette vie-ci et des vies passées sont brûlés. Il est dit que juste comme le feu consume un tas de planches, le pranayama délivre l'esprit de toute illusion. De même que le feu est potentiellement présent dans le bois et ne se manifeste que par friction, la sagesse déjà présente en chaque personne se révèle grâce à la pratique du pranayama(1). Les textes disent que le pranayama guérit toutes les maladies, éveille l'énergie spirituelle, donne le calme mental et comble le pratiquant de félicité.

Le pranayama permet de contrôler l'élément vent (prana vayou, les souffles, l'énergie), ce qui a pour conséquence le total apaisement des forces perturbatrices internes. Grâce à cela le mental devient capable de se focaliser en un point. Peu à peu tout le système involontaire devient conscient, ce qui mène à l'état de samadhi (absorption méditative).

Les exercices respiratoires et surtout les rétentions à plein purifient les canaux subtils, équilibrent l'énergie de l'inspir(prana) et celle de l'expir(apana), ralentissent la respiration, les battements du coeur et la vitesse des pensées. Puisque le temps d'une pensée est allongé, celle-ci reste plus longtemps présente à l'esprit et peut ainsi être pleinement reconnue et observée.

Extrait de "Path of fire and light" de Swami Rama.

Remarque

1- La friction est accomplie par l'acte respiratoire.


 

Posté par Seunam à 14:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 février 2017

Pratiquants actuels.


 

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Permettez-moi de vous dire franchement que j'ai rencontré de nombreux pratiquants, mais seulement peu d'adeptes. Pour aider les chercheurs et aspirants (en yoga-pranayama-méditation) avancés, j'ai donné quelques exercices qui ne sont pas difficiles à mettre en pratique, mais encore, je ne trouve pas beaucoup d'étudiants modernes qui ont la patience, la confiance en eux et la discipline personnelle pour continuer la pratique.

Dans l'esprit et le coeur des humains il y a toujours cette bataille entre connaître la vérité et jouir du monde. Beaucoup d'aspirants voudraient pratiquer, mais seulement quelques uns commencent le chemin, et parmi ceux-ci seulement quelques chanceux le continuent. Il est inutile de chercher à savoir qui est éveillé et qui ne l'est pas. Ceux qui disent l'être ne le sont sûrement pas et quelqu'un qui pratique et suit le chemin peut l'être. On ne peut savoir. Donc il est préférable de pratiquer et cheminer dans la voie de la lumière.

Extrait de "Path of fire and light" de Swami Rama.

Remarque : Qui veut démentir la première partie ?


 

Posté par Seunam à 17:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Progression lente jusqu'au point de bascule décisif


 

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Quand un débutant s'entraîne régulièrement à rester assis en méditation, il découvre certains obstacles pour calmer son mental. Cela peut être dû à l'environnement dans lequel il vit (trop de bruit, d'agitation...), à ses habitudes alimentaires, à une posture physique déséquilibrée (douleurs...), à l'irrégularité de la respiration ou à son mental sauvage et indiscipliné.

Plus tard quand il a acquis la maîtrise de la posture de méditation, qu'il l'a rendue plus stable et qu'il a appris à pratiquer le pranayama (respirations), son mental reste encore une barrière pour lui. Il faut bien comprendre que seule l'application à la sushumna (1) peut définitivement empêcher l'agitation mentale.

Quand la sushumna est appliquée(1), le mental trouve de la joie à pratiquer la méditation(2). Celle-ci devient spontanée.

Par la pratique de la méditation, l'aspirant acquiert l'habileté à éveiller la kundalini (3). Sans cet éveil, l'individu reste primitif et ignorant du but de la vie.

Extrait de "Path of fire and light" de Swami Rama.

Remarques :

1- L'application à la sushumna (canal central) est une expression de l'auteur,... à décrypter. C'est la focalisation effective dans le canal central, c'est-à-dire la "percée" du canal central ou l'entrée et la stabilisation des souffles-esprit dans le canal central. Dans la tradition indienne, la grande préparation à cela est faite par les respirations alternées. Ensuite l'entrée des souffles-esprit dans le canal central peut se faire uniquement par la concentration de l'esprit ou par la concentration conjointe avec la rétention à plein.

2- Résultat des respirations alternées qui purifient les canaux secondaires et équilibrent leurs énergies, des états de jouissance-vide (vacuité) surviennent, indiquant l'entrée spontanée des souffles-esprit dans le canal central. Dès lors le mental aspire à retrouver ces états de béatitude et n'a pas besoin de se faire prier pour entrer en méditation.

3- La kundalini est la force d'éveil qui se produit à l'intérieur de canal central. Cette force ne doit pas être confondue avec les expériences d'énergie ascendantes se produisant à l'extérieur du canal central et qui sont des montées d'énergie vitale ou prana, durant lesquelles la méditation de l'esprit-vacuité ne survient pas.


 

 

 

Posté par Seunam à 17:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Trouver son rythme


 

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Les efforts patients permettent de réaliser son but, notamment, en ce qui nous concerne, dans l'entraînement au yoga, aux respirations ou à la méditation. Autrement dit : persévérance. C'est un effort doux, régulier, soutenu et continu dans la durée.

On devrait pratiquer en fonction de ses capacités et ne pas essayer d'aller au-delà. Au début on doit évaluer minutieusement ses capacités et pratiquer en se tenant modérément dans ses limites à chaque séance, jusqu'à ce que la pratique devienne aisée. Alors on peut augmenter le niveau de pratique. On fait ainsi progressivement.

(inspiré du livre "Path of fire and light" vol.1 de Swami Rama)

Mes remarques : Lorsque vous avez trouvé une allure de croisière que vous pouvez soutenir quotidiennement, il arrive encore que vous sautiez des séances. Qu'importe, il suffit de reprendre dès que possible.


 

Posté par Seunam à 16:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

4 précautions en méditation


 

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Ces précautions sont les quatre gardiens qui surveillent l'entrée du chemin spirituel.

1- La maîtrise de soi. Elle vous est donnée par l'entraînement au calme mental qui garantit la stabilité, l'équilibre et la santé physique et psychique : peu d'émotions, peu d'agitation ou de conflits internes.

2 - Le contentement. Il permet de trouver notre bonheur dans ce qu'on a déjà ou dans les nouvelles situations qui surgissent. Le premier bienfaits du contentement est de nous délivrer de toute agitation inutile tel que courir les magasins pour trouver le derniers gadget qui nous donnera une bonne méditation. Le contentement mène donc à l'absence de distraction qui est la condition indispensable au calme intérieur. Le deuxième bienfait du contentement est qu'il est la source du bonheur.

3 - Fréquenter des personnes en affinité avec nos aspirations.

4 - Avoir la bonne recherche ou rechercher de façon correcte la nature fondamentale. Cette recherche vise l'essentiel, le fondamental, l'absolu. Selon votre tradition, cela peut être la nature du soi, ou la nature de l'esprit ou le divin etc. Etudier des textes, lire des livres et écouter des enseignements constituent la collecte d'informations qui nous permet de discerner le juste chemin.

Ensuite la mise en pratique de ces informations, c'est l'entrée dans le chemin de la méditation.

(inspiré du livre "Path of fire and light" vol.1 de Swami Rama)


 

Posté par Seunam à 10:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 février 2017

4 conditions de base pour la méditation


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Voici 4 conditions de base à respecter pour bien évoluer en méditation : bien dormir, bien se nourrir (nourritures et boissons), bien respirer (à ne pas oublier!) et avoir un bon psychisme (bien penser et savoir être heureux).

(inspiré du livre "Path of fire and light" vol.1 de Swami Rama)


 


 

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08 février 2017

Précisions sur la conscience de l'instant


 

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La conscience de l'instant n'est pas "avoir conscience des pensées" qui surviennent à chaque instant. Notez que c'est déjà un bon début par lequel il faut passer, mais ce n'est pas suffisant. La conscience de l'instant ne s'attache pas au 'film', les pensées et toutes les formes de perturbations qui nous agitent.

La conscience de l'instant n'est pas séparable de la Vue pénétrante. Donc elle s'intéresse à 'l'écran', la toile de fond de l'esprit-même. C'est une conscience directe et claire de l'esprit, par-delà la dualité sujet-objet. On peut aussi dire un regard direct, donc non-duel ou encore que l'esprit est posé en lui-même. Se placer dans l'instant présent consiste à se placer dans l'esprit du moment.


 

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Précisions sur la clarté


 

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La clarté est présente dans un état libre d'indolence, de stagnation, d'inertie, d'inconscience, de stupidité, d'ignorance etc., tout ce que recouvre le terme "torpeur". Elle se révèle en tant qu'énergie pure, dynamisme, vie, luminosité, présence tonique.

L'erreur est d'assimiler la clarté au fait d'avoir conscience des pensées internes et des perceptions sensorielles. Notez que cette conscience est déjà de la clarté, C'est un bon début qu'il faut développer et maîtriser, mais ce n'est pas suffisant.

Pour reprendre l'image de l'écran (l'esprit-même) et du film (des pensées, mémoires, humeurs etc.) qui y est projeté, la clarté véritable concerne l'écran.


 

Posté par Seunam à 18:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]